LES BOTULIQUES

Salle Anaïs-Allard-Rousseau (Maison de la Culture de Trois-Rivières)

 

Texte et mise en scène Annye Villemure
Mentore à la mise en scène Andréanne Cossette
Conseillère à la dramaturgie Brigitte Caron

Scénographie Simon Brouillette-Gélinas, Alexis Cantin
Éclairages Jérémy Carrier-Lévesque
Coiffures Patrice Visage
Accessoires Geneviève Pilon

Avec Frédérick Labonté-Beaulac, Rollande Lambert, Marie-Andrée Leduc, Cindy Rousseau, Nathalie Whelan


Les cinq femmes de la famille Beaulieu - mères, soeurs et filles - se rencontrent annuellement pour faire du « cannage de sauce à spag ». Leurs retrouvailles éveillent de vieilles rancunes, des souvenirs doux ou amers, des malaises et des non-dits. Les Botuliques est une pièce teintée d’humour noir, ponctuée de répliques cinglantes, et où les couteaux volent bas. Elle montre les liens toxiques qu’une famille peut entretenir, ses membres ne sachant tout simplement pas comment se dire qu’elles s’aiment.

Durée : 1h50

PROGRAMME
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Photos du spectacle

© Mario Groleau, photographe officiel du TGP


Dans les médias

« Au-delà de l’aspect comique, Les Botuliques est une œuvre surprenante, équilibrée avec finesse, capable de satisfaire les amateurs de théâtre de la région. La jeune autrice espère non seulement susciter le rire, mais également offrir une résonance personnelle à chacun, en brisant quelques tabous à travers les réflexions de ses personnages. »
 Camille Ollier, Zone Campus, 31 janvier 2024

« [L’inspiration pour la pièce] est partie de Nathalie Whelan et de Rollande Lambert, que j’ai rencontrées il y a quatre ans quand j’ai joué avec elles au TGP [dans Mois d’Août, Osage County]. Puis, il y a vraiment une connexion spéciale qui s’est faite entre nous trois. Quand j’ai commencé à écrire cette pièce-là, tout de suite j’ai voulu écrire pour elles, parce qu’elles m’inspiraient. Après, quand j’ai rajouté les personnages des trois filles plus jeunes, j’ai commencé à voir les trois autres filles [Frédérick Labonté-Beaulac, Marie-Andrée Leduc et Cindy Rousseau], et là, j’écrivais pour elles [aussi]. »
 Annye Villemure, en entrevue avec Yanick Denoncourt, Connecté Mauricie, NousTV, 1 février 2024

« [Ce sont] cinq femmes d’une même famille qui se voient une fois par année pour faire du cannage de sauce à spaghetti. Puis, ça va virer en compétition pour savoir qui fait la meilleure sauce entre les deux belles-soeurs qui s’obstinent tout le temps sur tout. [Ce sont] cinq personnages typés, puis moi, je sais que toutes les femmes dans la salle vont faire : “Ah mon Dieu! ça, c’est moi ; ça, c’est ma mère!” N’importe qui peut reconnaître quelqu’un [de son entourage] là-dedans. »
 Annye Villemure, en entrevue avec Alexandra Trudel, Le TVA Nouvelles 18h de Trois-Rivières, 6 février 2024

« Résultat d’une expérience de parrainage artistique avec l’Union des écrivains du Québec en pleine pandémie, cette pièce est née d’une inspiration plutôt cocasse de son idéatrice. “Je souhaitais écrire une œuvre, mais j’étais devant mon ordi et je n’avais aucune idée sur quoi écrire. Je me suis retournée et j’ai vu un pot Mason sur mon comptoir!”, raconte la femme. Voilà comment Les Botuliques a pris vie dans l’imaginaire de sa créatrice, avec le soutien de l’autrice Brigitte Caron avec qui elle était jumelée pour le programme. »
 Geneviève Beaulieu-Veilleux, Le Nouvelliste, 7 février 2024

« Pour sa première création, l’autrice et metteuse en scène du Théâtre des Gens de la Place (TGP) Annye Villemure met en scène, avec un humour grinçant, les relations toxiques qui règnent au sein d’une famille. C’est une activité de mise en conserve de sauce à spaghetti qui en révèle la teneur. […] Le titre Les Botuliques réfère au botulisme, qui est une grave intoxication provoquée par une mauvaise méthode de mise en conserve. “Puis moi, c'est une pièce qui parle de cannage et de familles toxiques, alors que je me suis dit : ce sont des botuliques”, explique l’autrice. »
 Josée Bourassa, En direct, ICI Radio-Canada Première, 8 février 2024

« Laissez-moi tout de suite vous confier que cette pièce est l’une des meilleures que j’ai eu la chance de voir à Trois-Rivières dans les dernières années, et qu’il s’agit d’un incontournable pour les amateurs des arts de la scène. Parions que cette création originale de Villemure parlera à nombre de spectateurs, mais surtout de spectatrices. Que ce soit les querelles et les fatigues de la maternité, les relations mère-fille, la monoparentalité ou la dépression, tous les sujets sont abordés avec l’aplomb nécessaire à leur gravité. Mais Les Botuliques n’a rien d’une tragédie grave et sans issue : l’on rit, de rires sonores et généreux, […] [en assistant à ces] drames ordinaires auxquels il est aisé de s’identifier. […] Vous pouvez être certains de revenir chez vous avec quelques perles de dialogue. En plus du caractère maitrisé du texte, l’on peut souligner le jeu magistral de toutes les comédiennes. Encore une fois, c’est là l’une des meilleurs distributions qu’il m’ait été donné à voir dans la région ces derniers mois. Chacune de ces artistes habite son personnage et le rend avec naturel […]. Elles sont toutes tantôt drôles, tantôt émouvantes et le remarquable du texte de Villemure est de leur accorder à chacune une profondeur et un arc narratif abouti. Aucun personnage-fonction ici : que des femmes de chair et d’os aux prises avec les embarras du réel. »
 Étienne Gélinas, Zone Campus, 9 février 2024

« [Ce sont] cinq personnages qui se renvoient la balle ici, l’attrapant au bond là ; c’est un travail colossal. Le rythme et le timing sont au rendez-vous. Les comédiennes sont magnifiques. La pièce est formée d’une distribution bien équilibrée. […] La production est bien soignée [avec] un décor signé Simon Brouillette et Alexis Cantin, accompagné de l’éclairage signé Jérémy Carrier-Lévesque. […] Une pièce à voir absolument. »
 Éliane Proteau, Trifluviennement vôtre, 9 février 2024

« C’est 1h30 de chicane sur tous les sujets possibles. À travers ça, elles [les femmes de la pièce] vont parler de plein de sujets en cuisinant, comme l’infertilité, l’oppression, de tout ce qui se passe dans leur vie, finalement. [Je me suis inspirée de plusieurs éléments de ma propre vie dans la création du texte Les Botuliques.] Quand je les vivais, ces affaires-là, je me disais que c’était sûr que j’étais seule à vivre ça, mais en discutant avec des amies, je me suis rendu compte qu’elles aussi vivaient ça. Mon but, c’est que les femmes dans la salle voient ça et se disent qu’elles ne sont pas seules, puis qu’elles soient au final capables d’en rire. »
 Annye Villemure, en entrevue avec Judith McMurray, L’Hebdo du St-Maurice, 10 février 2024

« Dès les premières répliques, j’ai été estomaqué par les choix qui avaient été faits. Globalement, je dirais que l’un des points forts de la production, c’est le texte d’Annye, qui est d’une force qu’on ne voit pas souvent. Certaines critiques de la saison, cette année, parlaient des textes contemporains qui mériteraient d’être plus joués, mais ce texte-ci les surpasse, et de loin. […] Il n’y a rien qui manque, [notamment dans la relation avec le public]. [Il y a une] finesse dans l’écriture des personnages. […] Annye a réussi à rendre les personnages plus âgés [qui ne sont pas de sa génération], crédibles […]. [Et] il y a une force encore plus intéressante dans cette production : la direction d’acteurs. […] Avec un texte comme ça, on aurait pu facilement tomber dans la comédie [de style] “théâtre d’été”, […] mais là, c’était tout délicat. […] Ce que j’aime aussi particulièrement de la production, c’est qu’elle laisse le public travailler […] ; il n’y a pas de moral, […] on me laisse juger [moi-même] ces femmes-là. […] [On y trouve] des répliques savoureuses […], des personnages qu’on adore, malgré leurs défauts. »
 Stéphane Bélanger, Le Journal d’un Mauvais Garçon, 12 février 2024

« Le Théâtre des Gens de la Place se livre dans une proposition théâtrale drôle, souvent cinglante, mais également touchante où l’amour véritable se cache sous les vieilles cicatrices familiales et les taches de sauce tomate. Soutenue par une distribution entièrement féminine […], Les Botuliques constitue une pièce rythmée aux dialogues habilement livrés où les répliques sont reines. À travers les nuances de tons et les révélations familiales, on finit tous par se reconnaître un peu dans l’écriture authentique d’Annye Villemure qui réussit avec la juste dose de drame, d’humour et de sensibilité à dépeindre les liens parfois complexes que peuvent entretenir les membres d’une même fratrie. […] Il y a Doris, excellente Nathalie Whelan qui maîtrise bien les diverses nuances de jeu […]. Le charisme et la gestuelle réussie de la comédienne suffisent à déclencher le rire, sans qu’elle n’ait même à ouvrir la bouche. Personnifiant deux sœurs aux antipodes, les comédiennes Cindy Rousseau (Ariane) et Frédérick Labonté-Beaulac (Chloé) constituent un tandem des plus réussis. […] Mention d’ailleurs à l’émouvant monologue de Cindy Rousseau […]. Le silence dans la salle témoignait de ce moment dramatique réussi. Avec son écriture familière et son habile voyage entre le rire et les larmes, l’autrice Annye Villemure démontre la richesse de son talent. Passant de la boutade à la confidence, elle arrive à tisser une complicité entre le clan Beaulieu et le public. […] Du début à la fin de la pièce, on fait appel à la surprise et à la vivacité d’esprit du public pour passer d’une émotion à une autre en une réplique sans oublier toutefois le fil conducteur : dresser un portrait réaliste de la complexité des relations familiales. Quant à la mise en scène, la distribution occupe habilement l’espace proposé en créant un mouvement plaisant et rythmé pour les spectateurs tout en appuyant le propos sans trop attirer l’attention. […] [Il faut à ce titre souligner la] réalisation réussie de Simon Brouillette et Alexis Cantin, responsables des décors. […] Que ce soit une belle-mère, une sœur ou encore soi-même, on se sent interpellé par la familiarité troublante de la plume d’Annye Villemure. »
Geneviève Beaulieu-Veilleux, Le Nouvelliste, 14 février 2024